«Le Concours», un ballet-film de Maurice Béjart

Le Concours
Les coups de feu sont de bons coups de théâtre. A presque 60 ans, en 1985, Maurice Béjart a créé à Paris Le Concours, une pièce policière qui restitue les rivalités du milieu de la danse. Actuel directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne (BBL), Gil Roman remonte ce ballet grand format, de 60 danseurs, pour lequel il sollicite les élèves de l'Ecole-Atelier Rudra. L'argument? Pendant les éliminatoires d'un concours de danse, Ada, jeune candidate, est abattue d'un coup de feu. On dresse la liste des suspects: l'amoureux éconduit, la star de TV, la professeur de danse désavouée, la mère, ex-ballerine oubliée... L'inspecteur (Julien Favreau), imper et chapeau mou à la Bogart, fait son entrée. Découpages en séquences, flash-back, grandes embardées musicales d'Hugues Le Bars, tous les ingrédients sont réunis pour suggérer l'effet ciné. Pourquoi, Gil Roman, remonter ce ballet vingt-cinq ans après? «Parce que Maurice Béjart y dévoile, comme jamais peut-être, toute la variété de son imagination scénique et théâtrale, de ses ressources chorégraphiques et de son pouvoir de communication.»







