Vous y étiez? Réagissez!
Emily Jane White
Les longues tournées ont cela de bon qu'elles aident à muscler le discours musical des artistes en herbe. C'est ainsi que, après une pérégrination planétaire arrivée en corollaire de son premier album (Dark Undercoat, 2008), la gracile Emily Jane White revient avec une Ĺ“uvre d'une tout autre épaisseur. Accompagnée par ces mêmes musiciens flamboyants côtoyés sur scène, la jeune Californienne atteint, avec son magnifique Victorian America, une forme d'accomplissement qui laisse sans voix. Le mérite sans doute à des orchestrations plus étoffées (des archets vibrants, des guitares steel aériennes, un piano épuré) et à des mélodies qui gardent la simplicité des débuts. Victorian America établit ainsi un pont idéal entre la folk primitive d'Alela Diane et celle plus sophistiquée de Cat Power. Un merveilleux disque automnal dont il est absolument conseillé d'entendre l'écho sur scène.
Photo©LDD