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Musique

Olivier Py, perdu par «Lulu»

Les chroniques de Julian Sykes, 5 févr. 2010

Envisageant l'opéra de Berg comme une «apocalypse joyeuse», l'homme de théâtre français n'a pas su canaliser son propos au Grand Théâtre de Genève Très attendu, le «Lulu» d'Olivier Py au Grand Théâtre de Genève est un cran au-dessous de ce qu'on pouvait attendre d'un pareil metteur en scène. Il y a fort à parier que le public – qui a applaudi sans la moindre huée jeudi soir – aime ce spectacle tant l'image prédomine. Olivier Py est parti sur une fausse bonne idée: représenter le grand cirque qu'est l'humanité (tel que le suggère le Prologue) avec un gigantesque décor aux couleurs criardes. C'est une référence à la peinture expressionniste des années 20 et 30 (celle de George Grosz et d'Otto Dix en particulier).

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