«Le Nouveau Monde amoureux» de Charles Fourier
«On est bien ingénieux à accréditer des illusions de toute espèce pour organiser le pillage et le massacre, mais on en n'imagine aucune pour le bonheur du grand nombre. Loin de là, on a couvert de ridicule la plus brillante, celle de céladonie. Il n'est rien de plus méprisé parmi nous que le céladonisme ou amour sentimental, dégagé de désir sensuel. Afficher un tel amour, c'est s'exposer à la risée des hommes et des femmes; il a pourtant le plus magnifique rôle dans l'harmonie où l'on sait tirer parti des passions de toute espèce,» écrit Charles Fourier au début de son Nouveau Monde amoureux, en 1816. L'utopiste, qui fait aussi l'objet d'une grande exposition à Besançon, se découvre ici dans sa volonté d'organiser nos amours pour la plus heureuse harmonie des femmes comme des hommes. Découverte due à Hugues Poltier, membre du Groupe vaudois de la Société romande de philosophie, et à Silvio Corsini, conservateur de la Réserve précieuse de la Bibliothèque cantonale et universitaire.







