4e Congrès mondial contre la peine de mort

Les abolitionnistes se rassemblent
Le 4e Congrès mondial contre la peine de mort aura lieu à Genève. Politiciens, témoins et artistes témoignent lors de cette manifestation ouverte au public
«La procédure judiciaire est complètement biaisée en défaveur des pauvres, des innocents, des latinos et des noirs», insiste Delia Perez Meyer, la sœur d'un condamné à mort dans l'Etat du Texas (Etats-Unis). Comme d'autres, elle témoigne de la douleur, de l'injustice qui accompagne la peine de mort. Pour les familles des victimes, les conséquences émotionnelles de cet acte judiciaire sont souvent irréparables.
Ainsi, la peine capitale, appliquée dans un tiers des pays du monde, reste au cœur de l'actualité. Par des rassemblements massifs qu'organise tous les trois ans le Congrès mondial contre la peine de mort, le public est invité à en parler. Cette année, après Strasbourg, Montréal et Paris, c'est Genève qui se fait ville d'accueil. Conférences et débats sont programmés, incluant des intervenants de choix, tels que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ou la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi. Onze tables rondes traitent de thèmes essentiels: les discriminations ethniques et raciales, les droits des mineurs et déficients mentaux, le rôle de la religion dans l'application de la peine capitale, ou encore la vie insalubre que mènent les condamnés dans les couloirs de la mort.
«Nous souhaitons également faire appel aux émotions qui composent la personne humaine», ajoutent les organisateurs du congrès. D'où un choix d'expositions, de projections de films, de théâtres de rue qui complètent la manifestation et permettent d'appréhender la question de la peine de mort d'une autre manière.
Participation libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Inscrivez-vous sur www.abolition.fr
Légende photo: Indiana Electric Chair
Photo©Lucinda Devlin







