Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles
Alice au Pays des Merveilles
Titre original
Alice in Wonderland
Distributeur
WDSMP
Date de sortie
17 mars 2010
Production
2010
Langue originale
Anglais
Pays
Etats-Unis
Genre
Fantastique
Durée
108 min.
Acteurs
Stephen Fry, Michael Sheen, Timothy Spall, Christopher Lee, Michael Gough, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Crispin Glover, Frances de la Tour, Alan Rickman, Mia Wasikowska, Martin Csokas, Lindsay Duncan, Leo Bill et Danny Elfman
Réalisateur
Tim Burton
Âge légal (requis/conseillé)
BE 7/10 - FR 8/8 - GE 7/10 - JU 7/10 - VD 7/10 - VS 7/7
Site officiel
adisney.go.com
  • Thierry Jobin
    **estime
  • Norbert Creutz
    ***admire
Les étoiles

Alice in Wonderland

Lewis Carroll et Tim Burton: une rencontre idéale? Presque trop aurait-on envie d'écrire, tant le résultat, arbitré par les studios Disney, ne convainc qu'à moitié. C'est comme si on avait fait à Burton une offre qu'il ne pouvait refuser. Qu'à cela ne tienne, comme Charlie et la chocolaterie, Alice in Wonderland contient encore bien assez d'imagination débridée et de belles idées réflexives pour séduire et l'élever au-dessus de la moyenne du genre fantastique.

A priori, on craignait surtout la redite «en live» de la charmante version animée produite par Walt Disney lui-même en 1951. Ecueil surmonté dès le récit-cadre, qui montre une Alice adolescente (Mia Wasikowska, une trouvaille) sur le point de se marier avant de retomber dans son rêve/cauchemar d'enfance. Récit épisodique ponctué de diverses rencontres teintées d'absurde, Alice au pays des merveilles est ensuite remodelé en forme de conte plus classique, avec une morale. Une fois Alice tombée sur la folle partie de thé, le scénario, qui l'amènera à vaincre la reine rouge et le dragon Jabberwock, se transforme ainsi en récit d'apprentissage dont l'héroïne sortira plus mûre et prête à assumer l'héritage paternel dans le vrai monde...

Décevant? Oui, dans la mesure où il apparaît que le matériau d'origine aurait mieux convenu à l'esprit plus anarchique de Terry Gilliam (qui flirta avec Carroll dans Jabberwocky et Tideland).Mais pas si l'on voit cette Alice comme le nécessaire pendant blanc, lumineux et féminin du magistral Sweeney Todd, film rouge, sombre et masculin. Avec le chapelier fou merveilleusement campé par Johnny Depp en nouvel alter ego d'un cinéaste de plus en plus tiraillé entre les différentes polarités de son œuvre.

Photo©Disney Enterprises, Inc

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