Invictus


- Distributeur
- Warner Bros
- Date de sortie
- 13 janvier 2010
- Production
- 2009
- Langue originale
- Anglais
- Pays
- Etats-Unis
- Genre
- Drame
- Durée
- 132 min.
- Acteurs
- Leleti Khumalo, Patrick Lyster., Morgan Freeman, Matt Damon, Tony Kgoroge, Patrick Mofokeng, Matt Stern, Julian Lewis Jones, Adjoa Andoh, Marguerite Wheatley, Kyle Eastwood et Michael Stevens
- Réalisateur
- Clint Eastwood
- Âge légal (requis/conseillé)
- BE 7/12 - F 7/12 - FR 7/12 - GE 7/12 - JU 7/12 - NE 7/12 - VD 7/12 - VS 7/12
- Site officiel
- invictusmovie.warnerbros.com
Invictus est au rugby ce que Million Dollar Baby était à la boxe: tout sauf un film de sport. C'est également tout sauf une biographie filmée. Mais l'idée de se concentrer sur la période de la Coupe du monde de rugby 1995 et sur l'obsession de Nelson Mandela, persuadé de pouvoir en faire un rendez-vous de réconciliation nationale, engendrait un autre risque: celui des symboles à outrance. Car tout est symbole dans ce récit. Pour mesurer l'épée suspendue au-dessus du projet, il suffit d'imaginer ce qu'un cinéaste lyrique ou pompier, comme Ridley Scott ou Mel Gibson, aurait fait de ces mains blanches et noires qui tiennent la Coupe du monde… Clint Eastwood, lui, s'y avance avec une simplicité toujours sur le fil, sans filet, suspendue au-dessus de la désinvolture. Collé aux actes et aux paroles de Morgan Freeman (Mandela) et Matt Damon (le capitaine François Pienaar), il ne cherche pas à éviter les images symboliques. Il aurait même tendance à les multiplier et en faire un langage à part entière. Comment montrer, par exemple, que Mandela est resté marqué par ses années de prison? En le filmant en train de faire son lit lorsqu'il se réveille dans sa chambre présidentielle. Invictus s'impose ainsi, par petites touches lumineuses, évidentes, musicales. Sans doute les moins ténébreuses et tourmentées qu'Eastwood ait signées.
Photo©Warner Bros








Vos commentaires
Steeve - 03 févr. 2010 - Lausanne
Clint Eastwood semble dans l'urgence de délivrer son message avec insistance en regard de sa production plétorienne de ces dernières années. Il nous parle d'acceptation de la différence, de réconciliation et de "rédemption" pas nécessairement christique, et que l'on pourrait appeler "liberté intérieure". Mais notre réalisateur est talentueux et illustre à chaque fois ses préoccupations sous un angle très différent. L'histoire racontée ici est passionnante, miraculeuse et nous réconcilie avec le genre humain. C'est parfaitement réussi et c'est à voir sans tarder.