Bright Star


- Titre original
- Bright Star
- Distributeur
- Pathé
- Date de sortie
- 6 janvier 2010
- Production
- 2006
- Langue originale
- Anglais
- Genre
- Drame
- Durée
- 119 min.
- Acteurs
- Abbie Cornish, Edie Martin, Ben Wishaw, Paul Schneider, Kerry Fox, Thomas Brodie-Sangster, Claudie Blakley, Gerard Monaco, Antonia Campbell-Hughes, Samuel Roukin et Mark Bradshaw
- Réalisateur
- Jane Campion
- Âge légal (requis/conseillé)
- BE 7/16 - F 7/16 - FR 7/16 - GE 7/16 - NE 7/16 - VD 7/16 - VS 12/12
- Site officiel
- www.brightstarthemovie.com
La Néo-Zélandaise Jane Campion, 55 ans, fut, avec La Leçon de piano en 1993, la toute première femme à remporter la Palme d'or. La suite de sa carrière fut moins rose: profondément affectée par la perte d'un enfant au moment même où la Croisette venait de la célébrer, elle n'a, sans que personne ne sache si la tristesse fut seule à entraîner cela, plus réussi à retrouver pareille inspiration.
Or Bright Star annonce une belle nouvelle: Jane Campion a retrouvé une muse. Il est même possible de donner son nom: Abbie Cornish. Après une multitude d'apparitions alimentaires, cette jeune et lumineuse comédienne australienne de 26 ans trouve ici le rôle qui va la faire changer de statut: elle incarne Fanny Brawne, la voisine et amoureuse passionnée de l'étoile filante John Keats (interprété par la révélation du Parfum d'après Patrick Süskind, Ben Whishaw), poète romantique né en 1795 qui a succombé prématurément à une tuberculose en 1821. Non sans avoir laissé un poème dédié à Fanny, l'amour de sa vie: «Bright Star». Une étoile lumineuse avec laquelle, pourtant, les conventions de l'époque et sa pauvreté l'empêchèrent de vivre.
Bright Star est un pur enchantement traversé de poésie, par l'image comme par le son où les amants murmurent sans cesse le feu qui les brûle. Jane Campion s'empare des ficelles classiques pour tisser une palpitante puis bouleversante réflexion sur la poésie et la figure du poète. Elle met en lumière – et quelle lumière! et quelle beauté des cadrages! et quel merveilleux équilibre des plans! – la terrible vérité que Keats énonce d'emblée à sa belle: «Le poète n'a rien de poétique.» Les larmes qui menacent ensuite, à mesure que le sort s'acharne sur les amants, ne le démontrent que trop amèrement. Et se matérialisent tout à fait lorsque Fanny, seule, parcourt une dernière fois les bois en récitant «Bright Star».
Photo©Pathé Films








Vos commentaires
Seemleo - 03 févr. 2010 - Pully
Jane Campion nous conte une histoire d'amour d'une simplicité désarmante. L'intérêt se situe ailleurs : une atmosphère bien particulière, un XIXème siècle explosant de couleurs avec des plans qui sont autant de tableaux et qui transposent par l'image la poésie romantique, l'état de l'Art à cette époque et les préoccupations et fascinations des protagonistes. Je pense que l'intérêt du film est certainement ciselé lorsque la langue de Shakespeare n'a plus aucun secret pour le spectateur. Le film intéressera d'une part ceux qui aiment les belles histoires d'amour et d'autre part ceux qui aiment plonger dans une ambiance confinée du passé. Et étant donné la haute tenue de l'ensemble on peut rajouter un intérêt certain pour les vrais cinéphiles.
Bacchus - 01 févr. 2010 - Verbier
Un film d'époque en costume qui a du mal à démarrer puis on est subjugué par la photographie de Greig Fraser ainsi que la mise en scène de Jane Campion.
Léa - 20 janv. 2010 - Fribourg
J'ai rarement vu un film au souffle poétique aussi palpable. La délicatesse de Jane Campion est à la hauteur des sentiments qui unissent ces amoureux que les conventions condamnent. Et si comme le dit le héros «Le poète n'a rien de poétique», tout dans ce film respire la poésie. Les interprètes sont époustouflants, tout comme les images et la mise en scène d'une subtilité et d?une intelligence rares!