Louise-Michel


- Distributeur
- Columbus
- Date de sortie
- 31 décembre 2008
- Production
- 2008
- Langue originale
- Français
- Pays
- France
- Genre
- Comédie
- Durée
- 90 min.
- Acteurs
- Francis Kuntz, Yolande Moreau, Robert Dehoux, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde, Siné, Philippe Katerine, Mathieu Kassovitz et Albert Dupontel
- Réalisateurs
- Benoît Delépine et Gustave Kervern
- Âge légal (requis/conseillé)
- BE 16/16 - FR 16/16 - GE 16/16 - JU 16/16 - NE 16/16 - VD 16/16
- Site officiel
- www.myspace.com
Picardie. Le jour où les ouvrières d'une usine de cintres se voient offrir des blouses neuves avec leur prénom brodé, cela sent le roussi. Le lendemain matin, elles découvrent en effet que l'usine a été déménagée pendant la nuit. Réunies au café, elles décident alors de mettre leurs indemnités dérisoires en commun pour financer un grand projet: faire buter le patron par un professionnel! La sauvage Louise se charge de trouver la perle rare et tombe sur Michel, détective minable mais bien disposé. Ensemble, ils partent à la recherche du patron voyou... Quand l'équipe du Groland de Canal+ passe au cinéma, cela donne un mélange détonant de Charlie Hebdo et d'Aki Kaurismaki, d'humour libertaire et d'autodérision belge. Après Aaltra (2004) et Avida (2006, inédit en Suisse), voici nos compères qui se placent sous le patronage de la fameuse anarchiste communarde Louise Michel pour un 3e opus en couleur, nettement plus offensif, avec un nouveau «couple idéal». Encore une fois, on y croise un certain nombre d'invités, de Benoît Poelvoorde à Albert Dupontel (après le générique de fin!). Bref, on s'amuse, sur le registre de l'humour noir et du rire jaune. Mais est-ce bien suffisant? Si le film se montre cohérent dans sa défense des laissés-pour-compte, prolétaires et «freaks» unis contre les profiteurs du système, l'impuissance revancharde et la caricature outrancière ne font pas encore un film très satisfaisant. D'autant plus que le souci formel tend à passer à l'arrière-plan. Mais bon, on a les armes que l'on peut face à ce monstre invisible qui s'attaque à toute possibilité de vie décente, détruisant doucement le lien social. Dans cette optique, on peut se demander si Louise-Michel est l'anti-Bienvenue chez les Ch'tis, ou plutôt l'envers d'une même médaille...







