The Visitor

The Visitor
The Visitor
Distributeur
Pathé
Date de sortie
29 octobre 2008
Production
2007
Langue originale
Anglais
Pays
Etats-Unis
Genre
Drame
Durée
105 min.
Acteurs
Danai Gurira, Hiam Abbass, Marian Seldes, Michael Cumpsty, Richard Kind, Tzahi Moskovitz., Haaz Sleiman et Richard Jenkins
Réalisateur
Thomas McCarthy
Âge légal (requis/conseillé)
FR 7/12 - GE 7/12 - JU 7/12 - NE 7/12 - VD 7/12
Site officiel
www.thevisitorfilm.com
www.tfmdistribution.com
  • Thierry Jobin
    ***admire
  • Norbert Creutz
    **estime
  • Elsa Duperray
    -n'a pas vu
Les étoiles

Des festivals de Toronto en septembre 2007 à celui de Deauville en septembre 2008, où il a remporté le Grand Prix, ce Visiteur se sera fait attendre. Mais le deuxième film indépendant de l'acteur Thomas McCarthy, après son sympathique The Station Agent il y a cinq ans, ne pouvait décemment passer à la trappe. Trop dans l'air du temps, il semble annoncer le renouveau tant attendu du côté des Etats-Unis. Trop malin, il joue la carte du cœur et d'un certain classicisme pour accrocher le spectateur avec un drame social qui met en cause la politique d'immigration de l'admininistration Bush.

Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la mort de sa femme. Un jour, il doit remplacer au pied levé une collègue pour un symposium à New York, où il possède un appartement. Quelle n'est pas sa surprise, quand, ouvrant sa porte, il tombe nez à nez avec un jeune couple de squatters, Tarek et Zainab. Il finit par les héberger le temps de se retourner. Mais leur amitié a à peine le temps de naître que le jeune musicien Syrien, qui vit clandestinement aux Etats-Unis, se fait arrêter. Accablé, Walter va tout faire pour que sa détention ne se transforme pas en expulsion expéditive. Et lorsque la mère de Tarek débarque de Chicago, sa vie va se trouver doublement bouleversée…

Un tel scénario peut laisser craindre un mélo bien-pensant, et, à vrai dire, on n'en est jamais très loin. A la vue d'un Walter soudain conquis à l'afro-beat, il y a franchement de quoi décrocher, tant la fable paraît transparente. Heureusement, un petit détail bien vu ou une scène vraiment émouvante viennent toujours à point relancer l'intérêt. Le film peut dès lors culminer avec deux scènes d'aveux vraiment bouleversantes entre les excellents Richard Jenkins (le pater familias fantôme de la série Six Feet Under) et Hiam Abbass (la merveilleuse actrice palestinienne de Satin rouge et de Lemon Tree). Politiquement et humainement parlant, tout cela donne un film plutôt bien envoyé, dont le succès européen paraît inévitable à l'heure de l'«obamisme» triomphant.

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Ce film n'est plus à l'affiche ou les dates des séances ne nous ont pas encore été communiquées.

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